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Edito
Le Maroc des beaux constats

 

Cela fait quelques années que les gouvernants marocains ont découvert un nouveau sport très confortable à tout point de vue: dresser d’excellents constats des maux qui minent le pays sans qu’ils soient suivis d’effets. Ce qui les dispense de l’essentiel : l’action. Un avantage inestimable. Résultat : les problèmes, qu’ils sont censés ré- gler à tout le moins quand ils se posent (alors que l’anticipation est une vertu cardinale de la gouvernance), restent pétrifiés pour se compliquer davantage faute justement de solutions. L’impéritie locale aggravée par le maquis administratif, qui prend en otage depuis des lustres les intérêts des citoyens? Le constat est connu de tous, plusieurs fois dressé. Pendant que les dysfonctionnements sont identifiés et pointés, aucun coup de pied dans la fourmilière n’est paradoxalement venu pour nettoyer ces écuries d’Augias et délivrer les citoyens de leur emprise. Le grand foutoir qu’est le transport des voyageurs figé dans un archaïsme incroyable ? On n’a de cesse de faire mine de découvrir ce spectacle d’un autre âge à l’occasion de chaque Aïd Al Adha avec ses pratiques frauduleuses et son marché noir à ciel ouvert qui font flamber les tickets dans l’impunité totale alors qu’il aurait été plus simple de moderniser le processus de réservation. Les villes se ruralisent à vue d’œil sur fond de mauvaise gestion et sous la pression considérable et continue de l’exode rural avec son cortège d’habitat insalubre, de vendeurs ambulants, de délinquance et de mal-être ? Rien n’est entrepris par les communes et l’autorité locale pour faire des villes de vrais espaces de vie où il fait bon d'habiter? Le naufrage de l’école publique qui plombe le décollage du pays à tous les niveaux ? Cela fait au moins trois décennies, depuis la création en 1998 de la fameuse Cosef (Commission spéciale Education-Formation) qui a tourné à un beau fiasco, que les responsables se lancent régulièrement dans des expérimentations hasardeuses qui n’ont fait qu’aggraver l’état du système éducatif… Même état des lieux peu reluisant pour la justice qui, malgré certaines réformes et des magistrats intègres, a du mal à être perçue comme juste et impartiale. Les diagnostics des maux du pays se succèdent et se ressemblent sur fond de mesures cosmétiques qui ne servent qu’à masquer les points noirs… d’une gouvernance en panne. Les experts, vrais ou autoproclamés, se relaient, à la faveur d’une parole libérée plus que de raison, sur toutes les tribunes pour s’indigner tout en délivrant leur recettes supposées faciles à mettre en œuvre. Autrement dit, devant ce qui ressemble à la démission des gouvernants et leur incapacité à sortir le pays de son sous-développement, n’importe qui s’improvise porteur de la bonne solution et même de la vision idoine. Le pompon dans tout ça c’est que les partis politiques et leurs élus ripoux, qui font plus partie du problème que de la solution, tellement ils sont devenus des obstacles au changement, poussent le vice jusqu’à se féliciter en public du dernier discours royal du Trône où ils furent dézingués par le chef de l’Etat. Si ce n’est pas de l’insouciance, cela y ressemble beaucoup. Peut-on raisonnablement attendre de partis léthargiques, installés depuis plusieurs décennies dans le confort de l’irresponsabilité, un sursaut salvateur qui leur fera jouer leur vrai rôle ? En cette rentrée 2017, qui n’en est pas vraiment une, c’est l’attentisme, cette caractéristique très marocaine, tout le monde attend…une sortie. Celle de certains ministres et hauts responsables qui auront été jugés coupables de retard dans la réalisation des projets du programme du développement d’El hoceïma. "Aucun membre de mon gouvernement ne quittera son poste", a assuré le Premier ministre Al Othmani. Quelle assurance ! Tout va bien donc. Circulez, il n’y a rien à voir…
 

 

 
Abdellah CHANKOU

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