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Edito
Démocratie «interpellative»

C es derniers temps, tout le monde aura re- marqué que S.M le Roi se fait interpel- ler avec une facilité déconcertante via les réseaux sociaux par des citoyens en détresse. Pour le moindre problème, c’est le souve- rain qui est directement sollicité. Les vidéos, enre- gistrées par les intéressés eux-mêmes, sont ensuite balancées sur la Toile où elles font le buzz. dérive ou évolution ? Faut-il s'en féliciter ou s'en soucier? A défaut de démocratie participative qui permet dans une forme de partage de pouvoir aux citoyens d’ailleurs d’être impliqués dans le processus de prise de décision politique, les Marocains s’offrent une forme de démocratie interpellative virtuelle en s’adressant sans médiateur aucun au chef de l’Etat. du coup, celui-ci est tenu informé de ce qui se passe dans son Royaume et même au-delà comme ce fut le cas des domestiques marocaines maltrai- tées en Arabie Saoudite qui avaient récemment appelé le souverain à la rescousse pour les sauver et organiser leur rapatriement au pays. C’est cela le pouvoir des réseaux sociaux et des applications comme WhatsApp dont les Marocains se sont bien emparés comme des relais extraordinaires pour faire entendre la «voix du peuple» que les représen- tants classiques que sont les partis, juste de belles caisses de résonance, n’ont jamais su faire porter. Plus de filtre. Plus de médiateur. Ni barrière. Les réclamations de n’importe quel citoyen, vivant au fin fond du pays, arrivent directement auprès qui de droit dans une démarche inédite où le Marocain devient à la fois son propre défenseur et accusa- teur des turpitudes d’une gouvernance défaillante. Le recours direct au canal internet, devenu un ex- cellent exutoire pour tous ceux qui ne se sentent plus représentés par une classe politique frappée de discrédit, amplifie le divorce entre les électeurs et les élus et ringardise du même coup la fonction du député ou du conseiller communal. Que des Marocains d’en bas s’adressent à leur roi pour lui faire part de ce qu’ils estiment être une injustice ou un manquement aux devoirs par tel ou tel respon- sable est a priori une bonne chose en soi. Cela peut être assimilé à une action de vigilance citoyenne. Certes, le souverain a montré depuis son accession au Trône que le sort des plus faibles ne lui indiffère point, interagissant positivement avec leurs cris de détresse souvent justifiés compte tenu de l’incurie et des abus qui sont encore monnaie courante dans bien des régions. Mais doit-il intervenir à chaque fois pour corriger lui-même les dysfonctionne- ments et rétablir dans leurs droits des citoyens lésés et sans défense ? Cela relève-t-il de ses pré- rogatives même si pour eux, le Roi représente le dernier recours et le vrai pouvoir ?
En d’autres termes, faut-il s’accommoder de cette nouvelle donne où le roi, en sa qualité de père tuté- laire, est directement interpellé alors que le pays dispose d’institutions de représentation dont le rôle justement est de régler les problèmes des citoyens et de répondre à leurs attentes ? de quelle utili- té peut-on encore affubler les mandats électifs si leurs titulaires ont perdu toute légitimité aux yeux de ceux qu’ils sont supposés représenter ? Mais un roi ça ne solutionne pas tous les problèmes allant d’une négligence médicale, à une injustice en rela- tion avec une expropriation foncière en passant par une revendication d’une route par des villageois livrés à eux-mêmes ou une affaire de relogement qui a laissé certaines familles sur le carreau...
Un roi dans une monarchie exécutive doit être suffisamment libéré pour pouvoir s’occuper des grands dossiers qui engagent l’avenir de la nation, essentiellement la réforme de l’enseignement et la refonte de la justice, les deux piliers du développe- ment. Jamais les élus dans ce pays n’ont été aussi vilipendés et délégitimés. La faillite des relais poli- tiques traditionnels, habitués à être mis sous tutelle dans une forme de déresponsabilisation confor- table, doit pousser à une action énergique visant à oser le neuf et le renouveau. Ce qui suppose une initiative volontariste d’en haut pour aider les par- tis à se restructurer en leur rendant leur autonomie de décision.  

Abdellah CHANKOU

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