Dernière minute ...
Pyongyang menace de riposter aux mences de Trump par un essai d'une bombe H «sans précédent» Institut Montaigne : "Le Maroc, tête de pont des investissements internationaux en Afrique" Macron a signé les ordonnances validant la réforme du Code du travail Référendum en Catalogne :  Rabat soutient Madrid Un chef de parti nationaliste flamand veut construire une prison belge au Maroc L’aéroport de Marrakech classé comme “le plus beau” au monde Casa-Paris Orly 2ème ligne aérienne la plus fréquentée au monde Attijariwafa bank conclut un partenariat stratégique avec un géant japonais Mis en examen, le Franco-marocain El Guerrab démissionne du LREM Sommet de la Ticad : Le Japon dénonce l'agression de Nacer Bourita par des officiels mozambicains à Maputo Le Groupe Crédit Agricole du Maroc étudie une introduction en bourse La localité marocaine de Mhamid el Ghizlane est le meilluer endroit au monde pour observer les étoiles selon le magazine web "Blasting News" Pour la 5e fois Al-Baghdadi, le leader de l'Etat islamique, annoncé pour mort Le parlement européen rejette  sa recommandation sur l'élargissement du mandat de la Minurso aux droits de l’Homme  La ville palestinienne d'Hébron inscrite au patrimoine universel de l'Unesco La population mondiale atteindra les 9,8 milliards d'habitants en 2050 L’apprentissage de la langue française se fera dès la première année de primaire au Maroc Le Maroc premier importateur de dattes des Émirats  Phosphates : La justice panaméenne ‎déboute le polisario L'ONEE repasse au vert après plus de 15 ans de déficit généré par de lourds investissements Agriculture: 20 contrats programmes signés depuis le lancement du Plan Maroc Vert La ligne 2 du tramway de Casablanca opérationnelle fin 2018 Le groupe Akwa dément le rachat de la Samir La première banque islamique au Maroc est une filiale du Groupe Crédit Agricole

Confus de Canard
Le nouveau numéro de Ramid
Un numéro vert pour dénoncer les actes de corruption. Désormais, le 08.00.00.47.47 se veut un mécanisme pratique et rapide pour inciter les corrupteurs à balancer les corrompus. Une fois ce numéro composé, le corrupteur ou le corbeau est aussitôt mis en contact avec les juges en charge des affaires de backchich. Ces derniers procèdent à l'enregistrement de toutes les données relatives à l'acte de corruption supposé (lieu, heure, montant de la corruption....) avant qu'ils ne saisissent le représentant du parquet compétent pour prendre les mesures judiciaires qui s'imposent. Pour mieux sensibiliser les citoyens à l'importance de cette opération destinée à combattre la corruption, une large campagne publicitaire sera diffusée sur les ondes de la radio nationale et sur les chaînes de télévision nationales. Les sceptiques, ceux qui pensent que la corruption est trop ancrée dans les mœurs des Marocains pour être combattue en composant un numéro vert, diront que Mustapha Ramid est en train de jouer son numéro. A quelques encablures des élections générales, il est difficile de ne pas voir dans cette mesure un acte électoraliste destinée à la consommation populaire, histoire de donner l’impression que le gouvernement emmené par le PJD est décidé à lutter contre la corruption et les corrompus. Mais de quelle type de corruption s’agit-il ? La petite qui s’apparente de plus en plus à de l’aumône dans un pays où la faiblesse du revenu des petits fonctionnaires les incite à vivre sur l’habitant ou la grande, qui met en jeu de grosses sommes, et qui, elle, échappe à toute sanction ? Si la volonté de lutte contre la corruption ne fait pas défaut, les résultats concrets restent encore maigres dans ce domaine. Dans un pays comme le Maroc, la corruption est devenu un geste banal, intégré par le simple citoyen ou l’entrepreneur qui doit mettre la main à la poche pour obtenir un droit ou un passe-droit. Le montant est fonction de la nature du service, un simple document administratif, une autorisation importante ou un marché public. Tout se monnaye. Et ce n’est pas près de changer tant que demeurent les facteurs qui banalisent le bakchich comme cette vision répandue du service public considéré comme un moyen de se servir que de servir. Et puis, il y a l’état de l’administration dont les lourdeurs et les dysfonctionnements favorisent la pratique de la corruption qui se nourrit aussi de la multiplication des réglementations contraignantes et complexes et de la quasi-inexistence de procédures de contrôle démocratique. En fait, le Maroc n’est pas plus miné par la corruption que d’autres pays y compris ceux qui se targuent d’être démocratiques. Seule différence, ce phénomène est spectaculaire au Maroc car il porte surtout sur la petite corruption mise sur la place publique de certains corps publics secoués régulièrement par des scandales de policiers ou gendarmes filmés à leur insu en train d’être soudoyés par des automobilistes. Ce qui donne l’impression que le Maroc est un pays corrompu jusqu’à l’os. Quant aux milieux de la grande corruption, arrogante et triomphante, qui se chiffre en plusieurs millions de DH, ils n’ont jamais été vraiment inquiétés. La moralisation de la vie publique passe nécessairement par une opération « mani puliti » à l’italienne et non pas par des mesurettes poudre aux yeux qui risquent de faire long feu.
Abdellah CHANKOU

à lire aussi :
Plus de niveau, bonjour le caniveau
 Juste après l’allocution royale devant le parlement avec ses deux chambres, une rixe a éclaté entre le conseiller du PAM Aziz Lebbar connu pour être une grande...
Les leçons d’une présidentielle
L'élite marocaine, tout comme sa consœur algérienne et tunisienne, s’est passionnée des semaines durant pour la présidentielle française. Une...
Notre neige et la leur
Le même scénario se répète depuis des années à chaque hiver marqué par la chute des neiges accompagnée d’une grosse vague de froid :...
Benkirane en bon chef comptable
Quel impact de la marche syndicale à Casablanca du 6 février sur le gouvernement Benkirane ? Cette action de protestation était-elle de nature à le faire revenir à...