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Révélations
Le nouveau seigneur du néfaste food
 En quelques années, l’homme d’affaires casablancais a réussi à faire du géant mondial de la malboufe l’enseigne alimentaire la plus prospère au Maroc

Le nouveau seigneur de la restauration rapide au Maroc c’est lui, Nacer El Alami. L’homme est parvenu à développer la franchise américaine de la malbouffe qu’il a installée dans pas moins de 13 villes marocaines. À ce jour, McDonald’s compte trente restaurants répartis sur Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir, Fès, Meknès, Kenitra, Tanger,Tétouan, Mohammedia, Oujda, Nador et Salé.

Réseau

Le trente-et-unième c’est Mcdo hermitage dans la capitale économique, il a ouvert ses portes le jeudi 25 juillet 2013. Et ce n’est pas fini. Le Alami ne compte pas s’arrêter en si bon chemin du sandwich le plus décrié au monde. d’autres ouvertures sont prévues dans les années à venir.Il faut reconnaître à Nacer El Alami son sens remarquable des affaires et la force de frappe financière exceptionnelle qu’il a déployée pour développer et étendre le réseau Mcdo qui affichait jusqu’à 1998 cinq restos au compteur alors que ce business a fait son entrée au Maroc en 1992. Le franchisé initial, Abderrahamne Belghiti n’étant pas désireux d’ouvrir de nouveaux points de vente. Ce qui n’arrangeait pas les affaires de la maison-mère, Mcdonald’s Corp qui cherchait à étendre ses tentacules sur le marché marocain.

Cash machine

C’est ainsi que M. Belghiti se désengage du business au profit de First Rest International de Nacer El Alami qui met en musique la politique d’expansion de son partenaire américain avec lequel il est associé à parts égales. C’est que le  nouveau repreneur a flairé la bonne affaire. En effet, l’entreprise est une véritable cash machine qui fonctionne à jet continu. Non stop.Pratiquement 24h sur 24. 12 mois sur 12... Y compris pendant le mois de ramadan jusqu’à 5 heures du matin. En temps normal, le Mcdo de Aïn Diab fait, selon certaines indiscrétions, une recette journalière de 300.000 dh jour avec des pics durant le week-end. À vos calculettes. La meilleure affaire du Maroc, qui génère des torrents de liquide sans faire de crédit à ses clients, c’est sans conteste l’enseigne Mcdo. La bouffe a toujours été un bon filon qui rapporte gros. Aujourd’hui c’est la malbouffe qui fait remplir davantage les tirrois-caisses surtout lorsque les campagnes communication et marketing sont au rendez-vous et ciblent directement les enfants. À force de matraquage publicitaire, un enfant, ainsi endoctriné, considère que tout ce qui contient un logo Mac Donald est forcément meilleur. Voilà un bel exemple de la puissance du marketing et de ses dangers. «Avec aujourd’hui plus de 2 500 collaborateurs à travers le pays, McDonald’s Maroc est devenu un  employeur important sur la scène nationale » , se targue l’employeur sur son site internet. En fait, la boîte travaille essentiellement avec une armée de jeunes  temporaires qu’elle mobilise pendant les périodes de rush en vue de venir prêter main forte aux permanents pour une poignée d'heures de travail dans la journée payées 11,70 DH de l’heure.

Symbole
 

Ces forçats de l’intermittence du service bouclent le mois avec un salaire alléchant... ne dépassant guère les 700 DH! Les  titulaires, qui disposent d’un contrat de travail renouvelable chaque trois mois, touchent le smig pour un boulot à la chaîne jugé pénible par shift de 5 heures. Impossible de quitter les lieux avant la fermeture qui intervient au petit matin et procédé au grand nettoyage du restaurant et des cuisines. Pas de transport de personnel, ceux qui habitent loin du centre ville n’ont qu’à se débrouiller pour rentrer chez eux par leurs propres moyens. La restauration rapide est devenue dans le monde entier un symbole de l’exploitation moderne. Ce qui n’empêche pas l’entreprise de El Alami de parler « de belles success stories qui montrent l’attachement de McDonald’s Maroc à l’évolution de ses employés et au développement de leurs compétences ». Quant aux sandwichs Mcdo, le propriétaire se veut encore plus rassurant et même soucieux de ce que vous avalez. « Votre bonne santé repose en grande partie sur la qualité de votre alimentation. Et la qualité de votre alimentation repose non seulement sur la sécurité de vos aliments mais aussi sur leurs apports nutritionnels » . Mcdo donc, c’est bon pour la santé !

Halal

Si la boîte communique sur la provenance de ses pommes de terre, l’Égypte en l’occurrence, pour fabriquer ses frites, elle reste silencieuse sur l’origine exacte de sa viande et des fournisseurs de celle-ci. Pour toute information, Mcdo Maroc indique que « les bêtes sont abattues selon le rite islamique par des bouchers agréés, formés et qualifiés» . Nous sommes priés de les croire sur parole alors que le label halal délivré par la mosquée de Paris, via un organisme saoudien ontroversé, ne fait pas vraiment l’unanimité. En effet, certains soupçonnent cet organisme de certifier à distance, depuis leurs bureaux en région parisienne, les viandes vendues en France et un peu partout à travers le monde non seulement chez Mcdo mais aussi chez Quick, Burger King, KFC et d’autres enseignes agro-alimentaires. Si les steaks Mcdo sont propres et sains, faut-il se fier pour autant au processus de leur conservation ? Selon un manager Mcdo à Casablanca, les seuls produits achetés loca lement se limitent aux légumes et au pain, laissant entendre que le reste des ingrédients entrant dans le processus de fabrication des sandwiches sont importés. Vive la malbouffe !


 

Un mois de junk food, des kilos en trop pour toujours

Non, ce n'est pas un cliché! La malbouffe est une réelle menace pour la santé. Manger du fast food durant une courte période peut en effet avoir des conséquences négatives à long terme sur le corps. Des scientifiques suédois ont mené une expérience permettant de confirmer cette thèse. La revue Nutrition and Metabolism, qui a publié l'étude souligne que l'objectif était d'analyser les effets à long terme sur le corps d'une alimentation à base de fast food combinée à une absence d'exercice physique.

The Daily Mail rapporte que 18 jeunes, actifs, sains et minces ont été choisis pour réaliser l'étude. Après avoir pris leur poids et leur taille, il a été demandé à certains d'entre eux de doubler leur consommation de calories pendant un mois. Une sorte de Super Size Me scientifique. L'étude consistait à former deux groupes de volontaires, moyennement âgés de 26 ans. Les jeunes hommes et  femmes du premier groupe mangeaient au moins deux repas de junk food par jour et ne faisaient que très peu d'activités physiques, les chercheurs leur demandant de ne pas faire plus de 5.000 pas par jour. Les volontaires du second groupe  étaient libres de vivre « normalement ».

Ceux du premier groupe ont pris en un mois 6,35kg de plus en moyenne. Jusque-là, rien de très nouveau... Mais l'étude est allée plus loin. Six mois plus tard, ces cobayes avaient perdu presque tout le poids accumulé au cours de l'expérience. Mais les adeptes de la malbouffe occasionnelle ne doivent pas se sentir soulagés pour autant.

En effet, deux ans et demi plus tard, ceux qui avaient ingurgité deux repas de junk food par jour pendant un mois affichaient en moyenne 3.17 kg de plus que leur poids constaté au début de l'expérience. Nutrion and Metabolism souligne que la majeure partie de cette graisse est stockée dans les hanches. «Un instant sur les lèvres, toute la vie sur les hanches» , comme le titre le Daily Mail...

Asa Ernersson, professeur à l'Université de Linkoping en Suède a déclaré Nutrition and Metabolism: «Le changement de poids était plus grand que ce à quoi on s'attendait. Cela signifie que même des habitudes à court terme peuvent avoir des effets à long terme sur la santé.» Comme le souligne la BBC, les membres du second groupe (ceux qui ont mangé normalement et fait de l'exercice) n'ont pas vu leur poids changer sur la période.

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