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Canard +
El Khalfi sur Europe 1 : Le Canard refait l'entretien
El Khalfi Europe 1
La star de la semaine c’est sans conteste Mustapha El Khalfi. Avec sa prestation ratée sur Europe 1 que beaucoup ont tourné en dérision, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a réussi à faire le buzz partout, sur les réseaux sociaux et dans les salons de Rabat et Casa. Visiblement, face au journaliste d’Europe 1, M. El Khalfi était très mal à l’aise, tendu, trop sur ses gardes, perdant même les pédales, esquivant très mal les questions de son intervieweur dans un piètre français qu'il ne maîtrise pas. Montrer ainsi au grand jour qu’il est un piètre communicant c’est le comble pour un ministre de la communication. Le Canard a décidé de refaire une bonne partie de l’interview qu’il lui offre en guise de cadeau. Sans arrière-pensée.
 
Europe 1 : On va parler des relations entre la France et le Maroc. Je voudrais vous poser une question d’actualité qui préoccupe les Français en ce moment et qui est dans l’actualité d’aujourd’hui. A votre avis, monsieur le ministre, faut-il dialoguer, rencontrer le président syrien Bachar Al Assad ?
 
El Khalfi : D’abord, il faut insister sur une question de principe. Le Maroc c’est… on ne peut pas faire des commentaires sur des actions menées par d’autres pays comme la France. Donc c’est un débat national…
 
Le Canard : C’est une affaire qui concerne la France. En tant que ministre marocain, je n’ai pas à m’immiscer dans un dossier qui relève de la souveraineté de votre pays.
 
Europe 1 : Je vous pose la question en tant que ministre marocain, faut-il dialoguer avec le président syrien ?
 
El Khalfi : Non, non… C’est difficile de faire des commentaires sur des actions qui sont liées à un pays comme la France. Donc, c’est difficile .
 
Le Canard : Si vous voulez mon avis personnel, je vous le livre. On dialogue en général avec ses ennemis.
 
Europe 1 : Alors que s’est-il passé entre la France et le Maroc pour que nos deux pays soient brouillés pendant un an ? C’est long un an ?
 
El Khalfi : Oui, c’est long un an, mais l’essentiel on a réussi à tourner la page maintenant il y a une dynamique de relance au niveau des relations entre les deux pays sous l’éguide des deux chefs d’Etats.
 
Le Canard : Je tiens à préciser que dans l’histoire des Etats, un an ce n’est pas long. Concernant la brouille franco-marocaine, tout a été dit et écrit ou presque. Pour nous, Marocains, le Maroc estime avoir été victime de la part de la France d’actes malveillants. Nous ne nous attendons pas d’un tel comportement d’un pays avec lequel nous entretenons des relations privilégiées. Tout cela relève aujourd’hui du passé puisque nous avons réussi à tourner la page et à relancer une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales sous l’égide des deux chefs d’Etat.
 
Europe 1 : Monsieur le ministre, au départ, au centre de la querelle entre Paris et Rabat, il y a un homme Abdellatif Hammouchi, c’est le patron du contre espionnage marocain. Et quand les policiers français ont demandé à l’entendre, c’était l’an dernier, le Maroc et votre gouvernement, dont vous êtes le porte-parole, ont été très fâchés. Vous avez très mal pris la chose. Pourquoi ?
 
El Khalfi : L’essentiel pour le Maroc, c’est on n’a jamais demandé l’impunité de nos responsables. Mais en même temps, on a demandé le respect de notre justice. Actuellement, il y a un accord de reflète la volonté de respect mutuel en se basant sur le partenariat stratégique entre les deux pays. Et c’est pour ça qu’on a décidé de relancer la coopération bilatérale.
 
Le Canard : J’estime que nous avons eu raison de nous fâcher. Ce n’est pas la plainte déposée contre le directeur général de la DST, Abdellatif Hammouchi qui nous a dérangé mais bel et bien le fait que les juges de liaison n’aient pas été informés ni avant, ni pendant ni après la procédure. Or, cette plainte avait été déposée, à ce que l’on sache, contre un haut responsable marocain, par des ressortissants marocains pour des allégations de faits supposés avoir eu lieu en terre marocaine. Trouvez-vous normal que le Maroc ne soit pas associé à des affaires de justice qui le concernent surtout lorsqu’il s’agit d’accusations aussi graves que la torture ?
 
Europe 1 : … à un dialogue tout à fait symétrique. En mars 2014, il y a peu moins d’un an, deuxième incident qui a aggravé les choses lorsque la police des frontières à Roissy, vous en souvenez, a voulu fouiller le ministre marocain des affaires étrangères M. Mezouar. Ça veut dire qu’il y avait quand même un grand contentieux entre les deux pays.
 
El Khalfi : écoutez…
 
Europe 1 : Ça existait cet épisode monsieur le ministre, vous en souvenez…
 
El Khalfi : écoutez, l’essentiel pour nous c’est l’avenir…
 
Europe 1 : Mais vous ne voulez pas du tout parler de ce qui s’est passé depuis un an. On occulte cette page comme si elle n’avait jamais existé. Vous pensez que c’est possible !
 
El Khalfi : c’est la question des historiens. Pour nous, c’est l’avenir, l’avenir est basé sur un respect mutuel, basé sur le renforcement du partenariat stratégique entre le Maroc et la France, basé sur un travail commun pour renforcer les intérêts communs donc…
 
Le Canard : Pour nous Marocains, peuple et responsables, la fouille du ministre marocain des Affaires étrangères à l’aéroport de Roissy procédait de cette même volonté de nuire à la qualité des relations franco-marocaines. On ne saurait expliquer autrement ce qui s’est passé pour M.M Hammouchi et Mezouar.
 
Europe 1 : Monsieur le ministre je suis journaliste vous êtes ministre de la Communication certes on le voit et on l’entend ce soir, porte-parole d’un gouvernement en action, je suis quand même fondé à vous interroger sur ce qui vient de se passer pendant des mois qui a conduit à une brouille assez historique et sans précédent d’un an entre la France et le Maroc ? Vous êtes ici à Paris, on est en train de s’expliquer. Les choses sont en train de se renouer. Vous nous le dites depuis le début. Est ce que vous pouvez quand même nous expliquer comment vous analysez cette brouille depuis un an? Et après on ira vers le futur…
 
El Khalfi : C’est clair et net. On a réussi à tourner la page. Donc il faut se concentrer sur les questions d’avenir. Dans un esprit constructif.
 
Europe 1 : Alors je vais vous parler d’avenir avec une question là où vous ne pouvez pas me dire c’est le passé, c’est l’avenir. M. Hammouchi donc le chef des services secrets du contre espionnage marocain. Bernard Cazeneuve, notre ministre de l’Intérieur, a annoncé il y a quelques jours à Rabat qu’il allait être bientôt décoré de la légion d’honneur. C’est le futur. Il va être décoré de la légion d’honneur. Ça veut dire qu’on est passé en quelques mois de la suspicion de tortures de pratiques illégales de votre chef des services secrets à une promesse de décoration. Qu’est ce que vous pensez de ce passage monsieur le ministre ?
 
El Khalfi : D’abord, c’est une reconnaissance de la part de la France des efforts déployés par le Maroc dans la lutte contre le terrorisme à l’échelle internationale. Déjà plusieurs…
 
Le Canard : Ce n’est pas à moi de répondre à cette question. Je vous invite à la poser à vos responsables pour essayer de savoir pourquoi ils ont changé d’avis sur M. Hammouchi en l’espace de quelques mois.
 
 
 

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