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Révélations
Les mille et une combines de Hassan Derhem

 Le député de Laâyoune Hassan Derham fait partie d’une minorité de privilégiés qui se sont enrichis de manière indécente grâce au conflit factice du Sahara. Sans jamais rien payer à la collectivité. Tout bénéf. Enquête.

Député USFP de Laâyoune dont il est natif en 1954 après avoir été RNI et MP, Hassan Derhem a fait sienne la langue de bois ambiante en débitant à tout bout de champ des formules bateau actuellement à la mode, à savoir que le changement au Sahara marocain est tributaire de la reddition des comptes et de la sanction. Si M.Derham se hasarde à parler ainsi c’est parce qu’il sait parfaitement que ce qu’il réclame est difficilement envisageable compte tenu du caractère très sensible de la région…

Mais qui est Hassan Derhem ? Pour ceux qui ne le connaissent pas, l’intéressé est un nabab des provinces du sud, confortablement installé à la tête d’une soixantaine de sociétés aux noms aussi pittoresques les uns que les autres qui lui assurent des revenus extraordinaires.

Attention, l’homme n’est qu’un intermittent de la politique, pas un de ses fervents militants. Loin de là. Pour lui, les étiquettes qui peuplent le paysage partisan national sont plus un paravent commode qu’une bannière d’engagement. D’ailleurs, là où M.Derhem le bien nommé s’investit le plus depuis plusieurs décennies c’est dans les affaires qui dégagent de préférence un gros parfum de rente.

Enrichissement

Pêche, agriculture, distribution de carburants et de gaz, immobilier transport, assurances, mines, carrières… Assis sur une immense fortune qu’il doit à son statut de privilégié, ce potentat local a beau jeu de s’ériger en donneur de leçon en parlant de changement et de sanction…

À dire vrai, le Sahara et son conflit qui s’éternise auront été pour lui une source d’enrichissement inépuisable. Une aubaine inestimable à tout point de vue. Dans ces territoires d’exception où l’État investi des centaines de milliards de DH depuis 1975, tout est défiscalisé, les produits sont vendus sans TVA et les entreprises qui y sont implantés ne paient pas d’IS. L’enfer fiscal, connais pas. Footballeur à l’origine, cet homme issu de la tribu berbère des Aït Baamrane a compris très tôt tout le bénéfice qu’il pouvait tirer de cet état des privilèges.

La mort en 1993 de son père, Hammad, représentra un grand tournant dans sa vie jusqu’ici plutôt tranquille. C’est ainsi qu’il hérite lui et ses frères de quelques affaires familiales laissées par son géniteur, notamment la société Atlas Sahara (créée en 1977) spécialisée dans l’importation et la distribution des produits pétroliers. Le fiston la développe pour en faire le premier réseau de stations services dans le sud qui a affiché en 2011 un résultat net de quelque 60 millions de DH, une manne dont l’État n’a touché aucun centime, défiscalisation oblige. En situation monopolistique sur le carburant, l’heureux Derhem s’avère un excellent affairiste. Il lance en novembre 1995 à Laâyoune avec Ahmed Bouaida, un autre milliardaire du Sahara, une deuxième enseigne du nom de Petrom Sahara spécialisée dans le transport et la distribution du pétrole et du gaz. Bénéfice déclaré en 2011 : Quelque 25 millions de DH.

Gros intérêts

Ces monticules d’argent tomberont là aussi dans les poches des seuls actionnaires sans qu’aucun dirham n’aille aux caisses du trésor. La troisième société de ce secteur juteux, Derhem la domiciliera en décembre 1995 à Casablanca : Ifni (société marocaine des carburants)au capital de 10 millions de DH. La quatrième- car il y a une quatrième- porte, elle, le nom de Nordsud gaz forte d’un capital de 18 millions de DH. Elle a été installée en août 2006 à Tan Tan avec comme activité, l’importation, le stockage et le transport en vrac du gaz butane.

Derhem ne carbure pas seulement dans le domaine du gaz et pétrole, il a trusté pratiquement toutes les filières rentières pour son compte et celui des associés qui sont pour la plupart issus de la famille proche. Notre seigneur du Sahara a fait également fortune dans la pêche où il possède de gros intérêts. Parmi les enseignes qu’il y possède, Univers Coquillages qui opère à Dakhla, cité connue pour ses fonds marins très poissonneux et les Glaciers Ouad Eddahab qui fait commerce de tout : Fabrication de conserves de poissons et production de glaces en écailles et même des sorbets !

Il y a aussi Bio 3 Dakhla, une société qui ratisse large montée en novembre 2006 : De l’aquaculture à la pisciculture en passant par le commerce « des gros produits pharmaceutiques» et l’exploitation «des algues microscopiques et macroscopiques». Sans oublier MS Pelagic et Dakha Marée.

Désert

Fort de son assise financière considérable et de ses appuis solides dans l’establishment, Hassan Derhem a su se diversifier en mettant ses billes dans des secteurs autrement plus juteux. Exonérée d’impôts d’office et bénéficiant d’une série d’autres avantages, l’agriculture est de ceux-là. Percevant les gains énormes qu’il peut en tirer, notre député multiplie les affaires: Agroder, S.A d’un capital de 2 millions de DH lancée en 2009, pour tirer profit du commerce de «gros produits agricoles bruts»; Les Riads de Tafilalet, 10 millions de DH de capital, spécialisés dans le business des légumes et fruits frais, lancé avec quelques associés en septembre 2002. Cependant, la plupart des exercices de cette entreprise sont déficitaires à l’image de celui de 2008 affichant un résultat négatif de quelque 5 millions de DH.

C’est comme ça avec toutes les affaires de Derham domiciliées en dehors des zones fiscalement clémentes du Sahara : Les Primeurs d’El Haouz (installée à Casablanca) déficitaire en 2010 à hauteur de 2.902 millions DH; Briqueterie Zaari à Rabat spécialisée dans la fabrication et vente des briques ; Sahara Logistic Nord, entreprise de transport créé en juin 2010 à Casablanca (-2837 853 DH en 2010 et -1.710 millions de DH en 2011) ; Selouan des Mines de Fès exploitant le filon des minerais et métaux (-2.604 millions de DH en 2011); Société anonyme de bois et aluminium Rabat (-227. 159, 78 DH en 2010) ; Grand Maghreb Industrie (- 647 395,84 DH en 2010) où il est associé avec son frère Dahman Derham l’ex-maire de Tanger et un certain Brahim Hakim ! Autre affaire abonnée au déficit (- 183 126,16 DH en 2011), Khfennir domiciliée à Casablanca et opérant en matière de la promotion immobilière.

Les carrières sont connues pour être une magnifique pompe à fric mais notre Derham a réussi l’exploit de déclarer le déficit pour TTC Sud Carrière (-2283373,91 en 2011), une SARL à 10 millions de DH de capital qu’il possède à Tanger depuis mai 2006. Dans la ville du Détroit, il possède aussi une enseigne du nom de Haiba Holding qui s’est spécialisée dans toutes sortes de transactions pour le compte de tiers au Maroc et à l’étranger. Avec Saad Kettani et des partenaires asiatiques, il s’était associé dans la pêche par le biais de la société Agadong créée en 1992 et qui a été radiée en juillet 2011. Le poulpe aux oeufs d’or a été tué… En juin 2006, Hassan Derham fait son entrée dans le secteur des assurances avec la création à Lâayoune l’assureur Mohamed Aouzal de Aceca Sud. Paraît-il, l’assurance ça rassure. Quant au Sahara, ce n'est pas un désert pour tout le monde.

Comptes et mécomptes

Derham et ses associés profitent des différentes infrastructures publiques et du climat de stabilité qui règne dans le pays sans rien restituer à l’État. Le scandale est là. Ceux-là ne se dévouent corps et âme qu’à leur enrichissement au quotidien. Compte tenu de ses multiples affaires juteuses, Derham doit gagner des milliards par jour. Mais aucune de ses boîtes n’est cotée en bourse…Vive la transparence. Derhem symbolise à la perfection la rente qui sévit au Sahara et permet à une poignée de notables de s’enrichir au-delà de la décence sans aucun effet d’entraînement sur l’économie régionale. Ce n’est pas avec ce contexte pareil que les provinces du sud réussiront leur décollage économique et créeront la vraie richesse qui profitera au grand nombre. Pendant que le chômage fait des ravages parmi la jeunesse des provinces du Sud, créant un sentiment de ras-le-bol chez les exclus, une minorité continue à se remplir les poches. S’il y a quelqu’un qui doit rendre des comptes c’est bien Hassan Derham.

 

 

 

 

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