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Le Maigret du Canard
Dell Maroc bazarde ses employés
Dell Maroc
La filiale marocaine du constructeur d'ordinateurs américain Dell a trouvé une manière originale de se débarrasser d’un coup de pas moins d’une centaine d’employés sans payer le moindre sous : les vendre à une entreprise de sous-traitance.
 
«La dimension Ressources Humaines est une dimension stratégique, c’est un pilier de gestion de nos employés. Dans ce cadre là, nous offrons un package qu’on appelle "total reward". Notre ambition est d’être un des meilleurs employeurs au Maroc. On veut que nos employés fassent une carrière chez Dell ; basée sur un meilleur management, sur un leadership et troisièmement sur le développement personnel. Notre offre, au niveau développement de nos employés, est l’une des meilleures au Monde». Ces belles phrases prononcées par El Mostafa Obbade, DRH de Dell Maroc, dans une vidéo promo mise en ligne en 2012 sur un site de recrutement, sonnent faux pour bon nombre de d’employés de la filiale marocaine de ce géant de l’informatique. Dans l'open space, éclairé par la lumière du jour, le malaise est très perceptible. Pas moins d’une centaine de salariés sont en colère. Une colère qu’ils ont exprimée sous forme d’une "grève à la japonaise". Ils ont décidé, lundi 26 janvier 2015, de travailler en portant un brassard rouge autour du bras. Ces "Delliens" – qui ne le seront plus pour bientôt – ont préféré ce geste symbolique et discret à un mouvement de grève spectaculaire afin de faire connaître de manière pacifique leur mécontentement envers la direction. Il y a deux mois, ces employés ont appris, à leur grande surprise, que leur service allait être externalisé. Et eux avec. Comme des meubles.
Du coup, plusieurs d’entre eux ont vu leur ancienneté s’évaporer brutalement. Les patrons n’en ont cure, n’ayant pas hésité à appuyer sur la touche Suppr pour effacer des années de bons et loyaux services et remettre les compteurs à zéro. Or, beaucoup de cadres avaient intégré cette entreprise car ils rêvaient de faire partie de la fameuse grande famille Dell, tellement vantée à coup de publicité par le géant informatique américain, basé au Texas. Ils s’attendaient à tout sauf à ce bug dans leur carrière : être vendus à un autre prestataire. Et pourtant, c’est ce que qui est en train de leur arriver. «Où en est le développement personnel dans tout ça ? On a choisi de faire carrière chez Dell afin d’évoluer et d’appartenir à un grand groupe. Et là après des années de dévouement professionnel, on nous jette comme de vieilles chaussettes », s’insurge un salarié plein de courroux. Tout a commencé un jour de novembre 2014 lorsque des opérateurs du service "Gestion de commandes" se sont vus octroyés de nouveaux contrats de travail. Les responsables RH expliquent alors aux concernés qu’ils doivent absolument signer. Au début, les salariés pensaient qu’il s’agissait d’une simple formalité. Or, l’en-tête du document porte le nom d’une nouvelle entité, "Sutherland Grobal Services".
 
Ultimatum
 
Une fois les contrats signés, ils ne dépendront plus de leur employeur initial, mais plutôt d’une autre multinationale spécialiste, elle, en outsourcing communément appelé sous-traitance. L’entreprise qui aspire être l’un «des meilleurs employeurs au Maroc» adopte une drôle de politique RH. Aussitôt, les langues se délient, la tension monte et l’inquiétude grandit surtout au sujet de l’ancienneté acquise chez la filial Maroc de Dell. Afin d’apaiser tout le monde, les responsables proposent aux concernés une autre monture du contrat qui évoque cette fois-ci l’épineux problème de l’ancienneté. Un contrat qui entre en vigueur dès le 1er novembre 2014 et dont l’article 1 stipule que «l’ancienneté acquise à Dell est reprise partir du (…)», cependant le salarié «accepte cet engagement, déclare formellement n’être lié(e) à aucune autre entreprise, et être libre de tout engagement envers tout précédent employeur». Là, les chargés de la gestion des commandes sentent le piège venir. Car, légalement parlant, l’ancienneté se compte à partir de la date de la signature d’un contrat de travail. «On ne demande pas grand-chose. On veut seulement que notre ancienneté soit prise en compte au moment de la rupture du contrat avec Dell», explique un cadre. Le pire c’est que s’ils signent avec Sutherland, ils n’ont rien à gagner. Ni augmentation, ni avantages. Au contraire, ils y ont tout à perdre. Contacté par Le Canard Libéré, le service Com’ de la boite n’a pas donné suite à notre appel. Officiellement, au moment où nous mettions sous presse, la direction des RH de Dell Maroc n’a offert aux victimes aucune alternative. Soit ils signent, soit rien…
Il n’y a pas eu de négociations, mais uniquement des «pourparlers» officieux, parfois individuels, parfois en petits groupes. Les responsables ont même fait circuler des rumeurs par-ci, par-là, mais rien de concret n’a été mis sur la table. «On nous fait savoir par exemple que ceux qui voudraient partir n’auront pas la totalité de leurs droits car Dell Maroc ne les vire pas. L’entreprise leur a trouvé un autre job», nous confie l’un des employés. En attendant qu’ils cèdent, les responsables RH jouent la carte de l’opacité, voire l'intimidation en agitant la menace de l’ultimatum. Un ultimatum qui expire ce vendredi 30 janvier 2015. Ceux qui refuseront de passer gentiment chez "Sutherland Global Services" verront leurs badges désactivés… «Si ce n'est pas du chantage, ça y ressemble beaucoup», commente un salarié, excédé. Désormais, on reconnait la touche Dell...
 
Rachid ABBAR

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