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Confus de Canard
Pour un plan Marshall pour le rural
Les inondations qui ont frappé de plein fouet nombre de régions du sud du Maroc en provoquant des pertes humaines et des dégâts matériels considérables sont inhabituelles. Douars isolés, personnes emportées, habitants éprouvés et routes ravagées… Ce ne sont pas des crues classiques, les images de ces catastrophes naturelles relayées en boucle par les réseaux sociaux montrent des cours d’eau en furie qui ont largement débordé de leurs lits, provoquant des submersions terribles et ravageuses (terres, routes, ponts, maisons, etc…). A l’échelle de ces zones démunies pour ne pas dire sous-développées où l’infrastructure et les secours dignes de ce nom sont quasiment inexistants, ces crues ont été vécues comme des mini-tsunamis emportant tout sur leur passage. Là encore, on assiste aux conséquences des dérèglements climatiques, ressentis aux quatre coins du globe, qui sont devenus de plus en plus fréquents et le seront davantage à l’avenir. Cette réalité, que les gens des régions les plus exposées commencent à leur tour à vivre de manière violente dans leur chair et leurs biens, doit obliger les pouvoirs publics à imaginer de nouvelles politiques de rupture. Il s’agit désormais d’évaluer et d’analyser les dangers qui pèsent sur les habitants des zones sahariennes (qui sont les plus vulnérables du pays comme l’arrière pays d’Agadir, Guelmim, Tata, Ouarzazate) et leurs moyens de subsistance tirés principalement d’une culture vivrière. Une décision peut d’ores et déjà être prise par le gouvernement, le bannissement des constructions en pisé (qui ne résistent pas aux pluies torrentielles) accompagné d’une aide urgente aux victimes démunies des contrées sinistrées qui ont perdu tout ce qu’ils possèdent, à savoir leurs masures en pisé et quelques têtes de bétail. Objectif : La reconstruction de leur nouvelle maison avec des matériaux plus solides capables de tenir face aux assauts de la nature. Au-delà du toit, il convient de rassurer les populations concernées en leur donnant les moyens de protection en termes de secours et de gestion des catastrophes. Le vrai recensement, celui des fragilités humaines et de leurs besoins, commence par là. Les faiseurs des lois de finance doivent intégrer, à la lumière de cette nouvelle donne climatique, ces grandes préoccupations dans l’élaboration des prochains budgets sans omettre de repenser les politiques publiques et les stratégies sectorielles à commencer par l’agriculture qui fait vivre encore plus de la moitié des populations marocaines. Une foule de questions se posent d’emblée: quelle type d’agriculture et quels moyens à mobiliser sous l’effet du changement en profondeur des régimes de précipitations et la recrudescence des inondations ? Doit-on toujours cultiver la terre selon les méthodes habituelles ? Le Plan Maroc Vert est-il toujours fiable et efficient compte tenu de ces conditions climatiques extrêmes ? Quel dispositif mettre en place pour atténuer l’acuité des conséquences des intempéries sur les gens qui n’ont aucune responsabilité dans le réchauffement climatique ? Doit-on faire comme si de rien n’était devant ces ponts qui s’effondrent comme des châteaux de cartes et ces routes qui se désagrègent sous la puissance des flots? Toutes ces questions et bien d’autres doivent non seulement trouver une réponse convaincante mais être érigées par les gouvernants en priorité loin des politiques de replâtrages et des mesures cosmétiques . Sauf à se résigner en invoquant la fatalité et la volonté divine, les ravages des perturbations climatiques appellent de la réflexion, de l’action et surtout un vrai plan de développement pour mettre à niveau un monde rural marginalisé, oublié dont les populations meurtries n’ont aujourd’hui pour la plupart que les yeux pour pleurer…
Abdellah CHANKOU

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