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Confus de Canard
Le naufrage de l’Afrique
La Méditerranée est devenue le cimetière des migrants venus d’Afrique, de Syrie, d’Irak et d’ailleurs, ces desperados fuyant, en solo ou en familles des conflits meurtriers. Plus de 900 personnes ont encore péri d’un seul coup dans la nuit du 18 au 19 avril au large de la Libye suite au naufrage d’un chalutier pourri. Un bilan macabre qui vient s’ajouter aux 400 migrants morts noyés dans les mêmes eaux une semaine plus tôt. Malgré les images insoutenables de ces drames humains à répétition qui se déroulent aux rivages de l’Europe, les responsables de l’UE semblent s’en accommoder sans trop de cas de conscience. En guise de réaction à ce film d’horreur, l’Europe nous a habitués au même scénario hypocrite : sortir de grands mots devant cette hécatombe humaine et déployer un petit dispositif pour lutter contre l’émigration clandestine. Moins un phénomène qu’un business juteux, ce trafic périlleux rapporte gros pour les passeurs qui ont fait de la Libye ravagée le point de départ de leur traversée de la mort en classe tous risques dont les passagers chanceux deviennent des rescapés du port de l’île de Lampedusa, destination finale des boat people. Car c’est l’Italie qui est en première ligne dans cette affaire, la cible des flux incessants des migrants, seule à y faire face dans l’indifférence de ses partenaires européens. Ces derniers se sont même permis de critiquer l’importance des moyens déployés par Rome qui à leurs yeux constituent un appel d’air formidable pour les candidats à l’émigration irrégulière et un encouragement pour les réseaux du trafic humain à envoyer plus de chalutiers de la mort vers les côtes italiennes, sachant que les garde-côtes de Lampedusa seront là en cas de naufrage pour organiser le sauvetage. Voilà qui montre au grand jour la duplicité des hauts responsables européens, en vérité partisans d’une politique migratoire minimaliste quitte à ce qu’elle engendre le maximum de naufragés sur leurs rives ! Tout à leur discours nourri à l’hypocrisie et au cynisme, les dirigeants de l’UE évitent d’aborder l’essentiel, à savoir l’accueil des candidats à l’exil et leur droit à une vie meilleure sous d’autres cieux plus cléments. L’Europe, qui est de moins en moins un Eldorado, ne veut pas de ces damnés de la mer qui affluent sans relâche vers ses côtes. On dirait que les droits humains et les grands principes, que ses leaders invoquent en d’autres circonstances plus confortables non sans arrière-pensées politiques, sont incompatibles avec la détresse de ces hommes chassés de chez eux par les guerres, la misère, le terrorisme et la violence. Cette Europe-là, repliée sur elle-même, n’hésite pas en outre à faire pression sur ses voisins pour qu’ils jouent le rôle de gendarme pour empêcher les clandestins de gagner la terre européenne tout en durcissant la législation sur l’émigration et le droit d’asile. C’est ainsi qu’une cause humanitaire a été transformée en une affaire de loi et de droit. Malgré ses petits moyens, le Maroc a décidé de devenir une terre d’accueil pour les naufragés de la vie en provenance d’Afrique, de Syrie et d’ailleurs en se dotant d’une politique migratoire ambitieuse qui a permis jusqu’ici de régulariser plus de 12.000 émigrés. Pour des candidats qui arrivent à sauver leur peau, combien sont restés au fond de Mare Nostrum ? Ces mots ininterrompus de boat people qui prennent la mer au péril de leur vie sont l’expression de graves défaillances de gouvernance qui minent leurs pays d’origine dont les responsables ne donnent pas l’impression d’être concernés par les tragédies qui déciment leurs compatriotes. Décidément, l’Afrique, gros fournisseur des flux des desperados, est loin d’être une terre d’opportunités pour sa jeunesse. C’est tout le paradoxe d’un continent, glorifié dans les discours par les investisseurs de tous bords pour ses multiples richesses, mais qui n’arrête pas, en raison de l’incurie de ses dirigeants, de se noyer dans un sous-développement sans fond !
Abdellah CHANKOU

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